Sommaire : Origine de l'église ; La rénovation du XIXème ; le chur ; les boiseries ; les grands vitraux ; la nef ; la voûte ; les statues ; le clocher ; les prêtres ; la cloche
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Saint Agnan sur
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Saint Hilaire sur Erre : présentation générale
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Léglise de St Hilaire, dorigine romane a été édifiée au XIème siècle par les moines de St Gratien de Tours. Elle fut "remaniée au XVIème, défigurée au XIXème" (selon "Eglises de l'Orne" de Jean Aubert). Une modeste piscine du XVIème marque lancien emplacement du choeur. A lextérieur, on remarque la trace de petites fenêtres romanes murées vers 1860. Au sud s'ouvre une jolie porte renaissance sous galbe et arc en accolade. |
En 1853, seule existait déjà la nef daujourdhui, un espace insuffisant pour accueillir la communauté paroissiale dalors. Saint-Hilaire comptait mille habitants et avait assez de foi pour suivre labbé Bailleul dans son incroyable entreprise. Louis-Etienne Bailleul, curé de 1832 à 1866 a reconstruit le presbytère devenu foyer rural en 1972. Le choeur actuel ainsi que le remaniement total de léglise sont une oeuvre achevée par labbé Jean-Louis Olivier, curé de 1866 à 1896. Ces deux prêtres ont leurs tombeaux au cimetière et méritent que soit conservé leur souvenir.
Construit en 1853 en même temps que la sacristie sur les plans de Ravin de Bellème, le chur est largement éclairé par les vitraux de labbé Largueil, dit «Philbert»(Le Mans 1853). Ces vitraux sont encore tristement délabrés en 1995, alors que la municipalité vient de refaire bellement enduits et peintures des murs et de la voûte (entreprise Chevée de St-Hilaire). La Croix de procession, de la même époque, a été restaurée en 1991.
Le maître-autel (1864) avec les quatre évangélistes en bas-relief.
Les stalles (1865) et les petits autels à retable ainsi que les «escabeaux» et le lutrin (1867), sont de Moisseron dAngers.
Les autres travaux de menuiserie sont de Hugot de Saint-Hilaire.

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1 - Poème de la Création / 2 - Adam et Eve / 3 - Caïn tue son frère Abel 4 - L'Arche de Noé, le déluge / 5 - Abraham et son fils Isaac / 6 - Noël, la Nativité. (ci-contre) 7 - L'adoration des bergers / 8 - La fuite en Egypte / 9 - L'atelier de Nazareth 10 - Jésus et les docteurs de la Loi / 11 - Le Baptême de Jésus / 12 - Les Noces de Cana 13 - La Résurrection de Lazare (Image totalement détruite) / 14 - La femme adultère / 15 - La multiplication des pains 16 - Jésus devant Pilate (Image totalement détruite) / 17 - Jésus porte sa Croix / 18 - Jésus crucifié 19 - "Thomas, vois mes mains" / 20 - "Allez, enseignez toutes les nations" / 21 - L'Ascension NB : deux images sont entièrement détruites et treize sont, pour certaines , très gravement endommagées. |
Face sud : un grand Christ en bois peint, à trois clous, précédemment sur la poutre du choeur datée 1565.
Face nord : un curieux ensemble, la chaire montée sur un confessionnal du XVIIe (comme à Bivilliers).
Le chemin de Croix (1872) en plâtre moulé peint dans un cadre de chêne massif signé Moisseron.
Les nouvelles fenêtres néo-gothiques avaient été dotées en 1865 de vitraux Philbert, victimes de vandalisme après le départ de labbé Souvray en 1927, dernier curé résident, muté à Villiers sur Mortagne.
...est de lambris et sablières le long des murs.
Défoncée par la chute du clocher, elle fut restaurée vers 1907 et, plus tard par M.Mary, menuisier à St-Hilaire.
Elles sont de 1860-1880.
Saint Hilaire, évêque de Poitiers, le saint patron de ce lieu, est aussi représenté dans le vitrail du clocher.
La bénédiction de la statue de Sainte Jeanne d'Arc fut l'occasion d'une fastueuse fête le jour même de l'inauguration du monument aux morts (7 mai 1922).
C'est toute une histoire !
- L'ancien clocher typiquement percheron accusait depuis 1880 des signes de fatigue tels que, en 1899, la Préfecture interdit de sonner la cloche !

- En 1900, on commence à construire un nouveau clocher... Patatras ! Le chantier s'écroule le 27 septembre 1901.
- En 1904, le clocher, sous la direction d'un nouvel architecte, est reconstruit tel que nous le voyons maintenant.
Après le décès subit, à l'âge de 62 ans du curé Bailleul, au temps du curé Olivier (un érudit), on dit qu'il y avait une dizaine de séminaristes à St-Hilaire. En fait, on retrouve la trace de sept prêtres et, parmi eux :
- Théodule-Adolphe Hugot (1851-1925), fils du menuisier, qui devint supérieur du séminaire de Sées et constructeur du séminaire de Flers.
- Isidore-Adolphe Charron (1867-1952), missionnaire au Japon pendant 60 ans, officier d'Académie, auteur de maints ouvrages en japonais (Il existe encore à Saint- Hilaire un calvaire : la Croix Charron, à l'angle du chemin des Faux Gommées et de la route des Manoirs).
Les curés en résidence à St Hilaire :
Jean Roussel 1807-1822
Monsieur Brunet 1822-1832
Louis-Etienne Bailleul 1832-1866
Jean-Louis Olivier 1866-1896
Léon-Alexandre Dumans 1896-1902
Jules François 1904-1913
(A Chênedouit où il est décédé en 1929, on entretient fidèlement son tombeau de granit).
Victor Souvray 1920-1927
VLAN 1772 IAY ETE BENITE PAR MAITRE LOUIS CHARLES FRANCOIS MALLET CURE DE CETTE PAROISSE ET NOMME LOUISE CHARLOTTE PAR MESSIRE LOUIS DECOLLET ECUYER SEIGNEUR DE LA DAVILIERE ET PAR DAME ELIZABETH IEANNE CHARLOTTE LEBOULEUR EPOUSE DE MESSIRE FRANCOIS DE CARPENTIN CHEVALIER SEIGNEUR DE LORIERE SIEUR IULLIEN LOUIS BOUCHET DESMARAIS SYNDIC CHARLES HEURTEBIZE ET F LEPAGE TREZORIERS MD CHACRITEN
IB MICHEL LEIEUNE VINCENT THERIOT MON FAITE
(relevé authentique)